Depuis 1996, le conflit armé dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) a causé près de 10 millions de décès, la destruction d’infrastructures essentielles et l’escalade de violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. Dans ce contexte, les femmes ont subi un double fardeau : celui du silence imposé par les dynamiques politiques et celui lié à leur genre. L’accès à l’éducation, aux soins de santé, et aux services sociaux s’est vu gravement limité par les répercussions du conflit.
Selon des rapports de l’UNICEF et d’associations de défense des droits humains, des centaines de milliers de femmes et d’enfants ont été violés ou exploités sexuellement, dans un contexte de militarisation prolongée. Environ 19% des survivantes vivent aujourd’hui avec le VIH/Sida et plus de 30% développent d’autres IST. L’accompagnement juridique est rare ou inefficace, accentuant la stigmatisation communautaire.
C’est dans ce climat d’insécurité, d’injustice et de vulnérabilité qu’un groupe de femmes et d’hommes a décidé, le 01 janvier 2008, de créer un cadre de réflexion et d’action sur les violations des droits des femmes et des enfants. Ce cadre fut appelé ISGL (INITIATIVE SIMAMA GRANDS LACS).
Une organisation à vocation humanitaire et de développement, fondée en République Démocratique du Congo. L’organisation a vu ses statuts de création enregistrés par la Division Provinciale de la Justice du Sud Kivu le 01 janvier 2008 à Bukavu, avant d’être révisés et notariés à nouveau 2012. Depuis 2012, ISGL est opérationnel sur le terrain et s’est progressivement imposé comme un acteur national reconnu dans la mise en œuvre de projets multisectoriels au Sud Kivu.
La mission principale de ISGL est d’« assister les personnes les plus vulnérables dans l’objectif de l’auto prise en charge », en promouvant la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’eau hygiène assainissement, les abris et l’accès aux infrastructures socio économico sanitaires de qualité, avec un accent particulier sur la protection et le relèvement communautaire. L’organisation place la dignité humaine au centre de ses interventions, convaincue que la lutte contre la pauvreté doit aller de pair avec la restauration de la dignité des personnes vulnérables.
Nous avons comme objectifs de:
- Promotion de la bonne gouvernance, democratie et lutte contre la corruption.
- Défense des droits humains pour les enfants, femmes marginalisées, PVV, personnes âgées et journalistes.
- Améliorer les conditions socioéconomiques, sanitaires et éducatives des groupes cibles.
- Promouvoir la paix, la cohabitation pacifique et les droits humains.
- Renforcer le pouvoir économique, social et politique des femmes.
- Promouvoir la reinsertion socio-professionnelle de la jeunesse par la mise en place des divers formations(mécanique automobile, électricité
domestique, menuisérie, plomberie, soudure et ajustage, coupe et couture).
- Réhabiliter les infrastructures de base (écoles, centres de santé, points d’eau, routes).
- Structurer et renforcer les groupes de base en organisation, gestion et animation.
- Promouvoir les AGR (activités génératrices de revenus) aux femmes démunies.
- Réduire l’analphabétisme chez les enfants, femmes et personnes marginalisées.
- Porter secours aux victimes de conflits armés et catastrophes naturelles.
- Accompagnement juridique et psychosocial des victimes des violences sexuelles et conflits armés.
- Appui a la resolution des conflits fonciers en milieu rural.
- Protection de l'environnement, ramassage des déchets et réboisement.
Nous nous engageons à travailler main dans la main avec les femmes et la jeunesse, les partenaires
communautaires et les institutions pour créer un environnement d’autosuffisance, d’auto financement
et d’auto-prise en charge pour la femme, la jeunesse et l'enfant, acteurs du développement durable.